De la revanche dans l'air

De la revanche dans l’air
Battue en Ecosse en octobre dernier, la France espère prendre sa revanche mercredi au Parc des Princes. Une victoire permettrait par ailleurs aux Bleus de se rapprocher grandement de la qualification.

Les échos de la rencontre
«
Si nous ne gagnons pas mercredi au Parc des Princes, ce 0-0 sera un mauvais sultat» Par ces quelques mots, Raymond Domenech a rappelé l'objectif du match contre l'Ecosse. Revenus d'Italie avec un nul, les Bleus doivent désormais bonifier ce résultat. En cas de succès, les Tricolores repousseraient à 4 points un adversaire direct à la qualification. Pour cette rencontre, le sélectionneur devra néanmoins revoir ses plans, notamment au niveau offensif. Suspendu, Thierry Henry ne sera pas aligné à la pointe de l'attaque. Dans ce contexte, Domenech devrait passer du 4-4-2 (utilisé en Italie) au fameux 4-2-3-1 (formule performante du Mondial allemand). Dans ce cas, Nicolas Anelka devrait être aligné aux avant-postes, tandis que Samir Nasri pourrait assumer le rôle de meneur de jeu. Solide à Milan samedi, la défense a de fortes chances d'être la même. A moins que William Gallas ne retrouve sa place dans l'axe aux côtés de Lilian Thuram. Quelque soit lquipe alignée, les Bleus partiront favoris. Si les Britanniques restent sur une victoire (1-0) à Glasgow, les dernières confrontations dans l'Hexagone ont effectivement toujours tour à l'avantage des Français.

Les Ecossais doivent d'ailleurs se souvenir que leur dernre visite en 2002 s'était soldée par une lourde défaite (5-0). A l'époque, l'Allemand Berti Vogts était aux commandes d'une équipe en pleine reconstruction. Le score ne devrait pas être aussi large mercredi. D'autant que les hommes d'Alex McLeish semblent particulièrement motis, à l'image de Barry Ferguson, qui a violemment critiqué dans la presse l'attitude des joueurs français. Suspendu contre la Lituanie le week-end dernier, le capitaine sera bien présent sur une pelouse du Parc des Princes piétinée dimanche par les rugbymen sud-africains et samoans. Un critère qui devrait davantage pénaliser la France que l'Ecosse, adepte ancestrale du jeu aérien. Pour ce match, McLeish a prévu de renforcer son milieu de terrain et n'alignera qu'un attaquant. Du moins au début...


La composition des groupes

France
Frey, Landreau, Ramé - Abidal, Clerc, Escudé, Evra, Gallas, Mexès, Sagna, Thuram - A. Diarra, L. Diarra, Makelele, Nasri, Toulalan, Vieira - Anelka, Benzema, Govou, Henry, Malouda, Ribéry, Trezeguet.

Ecosse
Gordon, Marshall, McGregor - Alexander, Anderson, Caldwell, Hutton, McEveley, McManus, Naysmith, Weir - Brown, Ferguson, Hartley, McCulloch, Pearson, Robson, Teale - Beattie, Boyd, McFadden, Maloney, Miller, O'Connor.

Ils ont dit...
L'attaquant français Nicolas Anelka s'attend à un match difficile contre l'Ecosse mercredi. «Ça va être un nouveau match physique et pas facile. Ca sera même peut-être plus dur que contre l'Italie. Le plus important c'est les trois points et la victoire qui nous rassurera et nous mettra dans de bonnes dispositions pour la qualification au championnat d'Europe. Ils vont être motivés et ne vont pas beaucoup sortir, il va falloir être très intelligent et patient. Il faut essayer de marquer vite et si cela n'arrive pas, il faudra essayer jusqu'au bout», a-t-il expliqué sur le site de la Fédération Française de Football

Le capitaine écossais Barry Ferguson a le don pour motiver ses troupes : «Les Français sont arrogants. Ils ne parlent jamais de nous et ne savent probablement pas qui nous sommes. Lors de la deuxième période du match aller, nous leur avons pourtant montré que nous étions une bonne équipe. Quand ils se sont plaints des ramasseurs de balles (trop lents à rendre les ballons), c'était ridicule. Cela résume bien les joueurs de l'équipe de France», a-t-il clamé dans la presse britannique.

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# Posté le mercredi 12 septembre 2007 08:17

Modifié le mercredi 12 septembre 2007 08:57

Un pétard mouillé

Un pétard mouillé
On prédisait l'enfer aux Bleus à San Siro au vu des événements récents entre la France et l'Italie. Il n'en a rien été. Après dix minutes engagées, les Bleus ont rivalisé sans problème pour ramener un nul (0-0) qui fait largement leur affaire.

Compte rendu du match
Ap
rès la première manche remportée par les Transalpins en finale du Mondial. Après la revanche gagnée par les Bleus, l'année passée, au Stade de France. L'heure était, ce samedi, à la belle, entre nos Bleus et ceux qui sont désormais nos meilleurs ennemis : l'Italie. Les clarations suspectes de Raymond Domenech sur un arbitre acheté lors d'un France-Italie Espoirs, les quelques provocations italiennes dans la presse, ajoutées à une Marseillaise copieusement sifflée par tout San Siro et un Marco Materazzi arborant un fier «I love Paris» sur son tee-shirt dans les tribunes, tout y était pour que le match sente la poudre, et annonce de beaux duels sur la pelouse.

Inzaghi flirte avec la barre
Les
Bleus, dès le coup d'envoi, pouvaient sans peine voir le traquenard concocté par Roberto Donadoni et ses hommes. Deux rideaux jouant très bas, à l'affût de l'erreur française, et deux rampes de lancements, Oddo et Zambrotta, prêts à gicler pour des contres ravageurs. Mais les Bleus, visiblement tout autant motivés que leurs adversaires, semblaient biencidés àpondre aufi lanpar les Transalpins. Emmenés par un duo Makelele-Vieira de tous les combats, les Bleus parvenaient sans trop de peine à faire jeu égal avec leurs adversaires. Cependant, et cela était valable pour les deux équipes, trouver les attaquants se trouvait être unritable sacerdoce et, du coup, les occasions se faisaient très rares. A peine un corner repris par Cannavaro et détourné par Landreau faisait passer quelques frissons dans les tribunes de San Siro durant toute la première demi-heure (14e). Pase cette ligne symbolique, les Transalpins tentaient d'accélérer légèrement le rythme. Cela payait rapidement puisque Del Piero, tout d'abord, obligeait d'une frappe croie Landreau à une belle parade (32e), avant que Pippo Inzaghi, dans un angle fer, ne trouve le haut de la transversale (33e). Après ces deux frayeurs, les Bleus, recadrés notamment par Thuram et Makelele, avaient la bonne ie de remonter leur bloc. Bien leur en prenait, puisque les Italiens n'allaient plus les inquiéter jusqu la pause, alors que Malouda, d'une belle demi-volée, se chargeait lui de tester pour la première fois la prise de balle de Buffon (43e).

Les athlètes bleus parlent
M
ais les Transalpins, au retour des vestiaires, semblaient retrouver des vertus offensives. Durant les premières minutes, les hommes de Roberto Donadoni mettaient une pression d'enfer sur des Bleus visiblement pas totalement revenus dans le match. Les partenaires de Patrick Vieira passaient tout près de le payer cash à deux reprises. Barzagli, tout d'abord,néficiait des largesses du marquage français pour placer une te que Landreau devait capter sur sa ligne (49e). Le portier du Paris SG, sur l'action suivante, devait à nouveau s'employer, en boxant parfaitement la frappe puissante de Camoranesi (50e). Les Bleus, cependant, avaient ensuite la bonne idée de se réveiller, et laaction venait avec unte àte qu'Anelka perdait face à Buffon, le gardien de la Juve anticipant sa balle piquée (51e). A partir de, les hommes de Raymond Domenech (ou de Pierre Mankowski pour les pointilleux...), allaient faire de nouveau jeu égal avec les champions du Monde. Avec notamment un énorme Lassana Diarra qui étouffait totalement un pauvre Alessandro Del Piero, les Bleus faisaient parler leur puissance athlétique pour remporter de nombreux duels. En revanche, au niveau des occasions, on pouvait repasser. En effet, jusqula fin du match, seul Anelka, qui devançait de late une sortie de Buffon (80e), se procurait une petite opportunité. L'arbitre pouvait donc siffler la fin du match sur ce score nul et vierge, qui fait au final bel et bien les affaires des Bleus, qui ont toujours leur destin entre leurs mains, avant de recevoir l'Ecosse mercredi. Sans Thierry Henry, qui sera suspendu.


Le jeu et les joueurs
Pour cette rencontre, Raymond Domenech avait fait du classique. Un 4-4-2 avec Henry et Anelka devant, il n'y avait jusqu'ici rien d'étonnant. La vrai surprise venait de la défense, avec Julien Escudé aligné aux côtés de Thuram, et surtout Lassana Diarra titularisé comme latéral droit. Et Diarra n'aura pas déçu. Son expérience des gros matches, à ce poste, avec Chelsea, lui aura beaucoup servi, et sa prestation ne souffre d'aucune fausse note, se permettant le luxe d'écoeurer Del Piero. Thuram et Escudé auront montré une belle entente, et peu de déchets, de quoi rassurer un Landreau qui montrait, de toute façon de très belles dispositions. Abidal, enfin, a réalisé une grosse performance, prenant le dessus sur Camoranesi et la plupart du temps sur Oddo.

Au milieu de terrain, que dire du duo Vieira-Makélélé si ce n'est qu'il reste une des meilleures paires du monde. Combativité, quelques gestes de classe, le duel avec Pirlo et Gattuso aura été magnifique. Les joueurs offensifs ont en revanche été plus décevants. Même si Malouda et Ribéry, ont par bribes, montré de belles choses, l'absence de soutien devant où Anelka et surtout Henry ont été très difficiles à trouver, leur a porté préjudice. Du côté italien, Cannavaro a montré une forme digne de ses grands jours, Pirlo est définitivement le métronome de cette formation alors que Gattuso a, sans surprise, montré une combativité de tous les instants. Enfin, Inzaghi a attendu le bon ballon pour faire mal. Le problème, c'est que celui-ci n'est jamais arrivé...
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# Posté le dimanche 09 septembre 2007 10:27

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 11:01

Un goût de revanche

Un goût de revanche
Battus en 2006 au Stade de France (1-2), les Bleus tenteront mercredi de prendre leur revanche en Slovaquie. L'occasion aussi pour Domenech de faire une petite revue d'effectif avant le choc contre l'Italie en septembre.


Les échos de la rencontre
Les matches amicaux du mois d'août ne sont jamais aisés à négocier. Alors que certains ont repris la compétition, comme les Français, les Anglais et les Allemands, d'autres viennent de terminer leur phase de préparation, comme les Espagnols et les Italiens. Dispatchés dans tous ces pays, les Bleus se retrouvent donc pour ce match amical contre la Slovaquie avec des conditions physiques hétérogènes. Mais Raymond Domenech n'en a cure, et a choisi de faire confiance à un groupe classique pour le match des A. La seule véritable interrogation proviendra de la défense. Avec les forfaits cumulés d'Escudé, Thuram, Gallas et Sagnol, l'arrière-garde des Bleus se retrouve décimée. Pour cette rencontre amicale, le mentor des Bleus devra donc innover et pourquoi pas former un axe central Mexès-Givet. A moins qu'il préfère repositionner Abidal dans l'axe et aligner Evra, en plein boom à Manchester, à gauche.


L'autre petite interrogation consiste à savoir quels attaquants seront alignés. Avec les retours de blessure d'Henry et Benzema, et celui en Serie A de Trezeguet, Domenech n'avait que l'embarras du choix. Le Turinois envoyé chez les A', ils ne sont plus que trois pour a priori un poste, si le sélectionneur national décide de jouer à nouveau en 4-5-1, comme il l'a fait lors des dernières sorties des Bleus. Entre Anelka, le buteur en forme du moment, Henry le néo-Catalan et titulaire historique, et Benzema, le petit jeune qui monte très vite, le c½ur de Domenech risque de balancer jusqu'au dernier moment.

De son côté, après deux défaites consécutives lors des éliminatoires de l'Euro, la Slovaquie est mal placée pour accéder à la phase finale. Elle tentera donc, grâce à ce match amical, de se rassurer en vue de ses matches capitaux contre l'Irlande et le Pays de Galles en septembre. La formation d'Europe centrale devra toutefois jouer sans son défenseur central Martin Skrtel, indiscutable en sélection depuis deux ans. Le coach slovaque Jan Kocian a par ailleurs fait appel à plusieurs novices : Kuciak, Szabo et Brezinsky ne comptent pour l'instant aucune cape.

La composition des groupes
Slovaquie : Senecky, Kuciak, Hajduch – Durica, Petras, Klimpl, Michalik, Krajcik, Brezinsky, Singlar, Cech, Szabo, Had – Sapara, Zofcak, Hamsik, Hodur, Kozak, Borbely, Slovak, Strba, Jez – Holosko, Vittek, Mintal, Sestak, Hesek


France : Landreau, Ramé – Abidal, Clerc, Evra, Givet, Mexès, Sagna – Makelele, Malouda, Nasri, Ribéry, Toulalan, Vieira – Anelka, Benzema, Henry

Ils ont dit...
En l'absence de l'une de ses pièces maîtresses, Jan Kocian, le sélectionneur slovaque, s'inquiète : «Nous avons des problèmes en défense avec l'absence de Skrtel. Il ne se probablement pas prêt pour le match de qualification contre l'Irlande et le Pays de Galles, et sera difficile à remplacer», a-t-il souligné sur le site de l'UEFA.

Le sélectionneur des Bleus, Raymond Domenech, veut avant tout préparer l'avenir : «Ce match du mois d'août permet de remettre tout le monde sur les rails, le but étant bien sûr de préparer les deux rencontres face à l'Italie et l'Ecosse. C'est également l'occasion de voir un peu les joueurs, de discuter avec eux, notamment ceux qui ont changé de club à l'intersaison», a déclaré le patron de l'équipe de France sur le site de la Fédération.

Historique des confrontations
Les deux équipes ne se sont affrontées qu 3 reprises. Il faut dire que la Slovaquie est un pays jeune, fondé en 1993. L'égalité est parfaite jusqu'à psent avec une victoire chacune, et un match nul. Wiltord, Grin par deux fois et Ginola ont été les seuls buteurs tricolores de l'histoire contre cette sélection d'Europe centrale.

1er mars 2006 : France - Slovaquie 1-2
2
6 avril 1995 : France - Slovaquie 4-0
7 septembre 1994 : Slovaquie - France 0-0

L
eurs cinq derniers matches
E
mirats Arabes Unis - Slovaquie 1-2 (Amical)
Sl
ovaquie - Pologne 2-2 (Amical)
Ch
ypre - Slovaquie 1-3 (Eliminatoires Euro)
Irlande - Slovaquie 1-0 (Eliminatoires Euro)
Allemagne - Slovaquie 2-1 (Eliminatoires Euro)

France - Argentine 0-1 (Amical)
Lituanie - France 0-1 (Eliminatoires Euro)
F
rance - Autriche 1-0 (Amical)
France - Ukraine 2-0 (Eliminatoires Euro)
France - Géorgie 1-0 (Eliminatoires Euro)
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# Posté le mercredi 22 août 2007 13:56

EURO 2008 / FRANCE - GEORGIE : 1-0 - Le strict minimum

EURO 2008 / FRANCE - GEORGIE : 1-0 - Le strict minimum
Largement dominateurs mais trop rarement dangereux, les Bleus n'ont battu la Géorgie que grâce au seul but de Samir Nasri. Il fallait cependant s'imposer. Et ils l'ont fait.

Dans les coulisses du stade de l'Abbé-Deschamps
- Auxerre a vécu calmement l'arrivée des Bleus. En centre-ville, peu de signes d'effervescence. Il fallait longer l'Yonne et se rapprocher en suivant les panneaux de l'AJA Foot pour commencer à voir les supporters français et une poignée de Géorgiens avancer vers l'Abbé-Deschamps. En grappes calmes sous un beau soleil.

-
Après ce match, les joueurs étaient en vacances. La reprise de la Ligue 1 est fixée au 4 août. La rentrée des Bleus, elle, aura lieu le 22 août, en amical en Slovaquie. Ensuite, les Bleus retrouveront l'Italie le 8 septembre, sans doute à Milan, puis l'Ecosse au Parc des Princes. Le 13 octobre, l'équipe de Domenech affrontera les Iles Féroé à l'extérieur avant de recevoir à Nantes la Lituanie le 17 octobre. Enfin, après un match amical le vendredi 16 novembre au Stade de France face au Maroc, les Bleus finiront leurs éliminatoires en Ukraine le 21 novembre.

- Les supporters provinciaux étaient présents à Auxerre. Déjà souvent là au Stade de France, les non Franciliens étaient majoritaires à Auxerre, avec une mention spéciale aux supporters venus de l'Est de la France, notamment le club des supporters des Bleus de Saint-Dié-des-Vosges.

- A
près les drapeaux tricolores du Stade de France distribués par la FFF samedi face à l'Ukraine, les dirigeants auxerrois ont emboîté le pas. De façon plus modeste, avec des petits drapeaux unicolores, bleus en l'occurrence.

-
C'est la deuxième fois que les Bleus se produisaient à Auxerre. La dernière fois remontait à septembre 1995, déjà dans le cadre des éliminatoires de l'Euro (1996).

-
Les Bleus tout en bleu. Comme l'aime Raymond Domenech, son équipe évoluait dans une tenue unie, complètement bleue, du maillot aux chaussettes en passant par le short. Le sélectionneur avait indiqué pendant le Mondial qu'il appréciait quand son équipe se présentait ainsi. Déjà chez les Espoirs, Raymond Domenech aimait vêtir ses joueurs comme ça.

- Plusieurs Auxerrois et anciens Auxerrois étaient dans le groupe France : Bakary Sagna était sur la feuille de match pour la première fois. Djibril Cissé s'est assis à côté de lui sur le banc en début de mach. Enfin, le troisième ajaïste s'appelle Abou Diaby. Formé à Auxerre, il évolue à Arsenal après avoir très peu joué en pro chez les Bourguignons. Un autre ancien Auxerrois fait partie des Bleus, à savoir l'entraîneur des gardiens Bruno Martini, qui a succédé dans les buts de l'AJA à Joël Bats.

- D
ans la petite tribune de presse de l'Abbé-Deschamps, un invité de marque. L'ex responsable des jeunes auxerrois et nouveau coach de Lens, Guy Roux, s'est serré comme une sardine aux côtés des journalistes pour commenter le match sur Europe 1.

Les faits du match
16eme minute
Ribéry, côté droit, centre au second Poteau et trouve la tête de Nicolas Anelka. La tentative de l'attaquant français est un peu écrasée et Kaladze peut sauver sur sa ligne. Le danger n'est pas écarté pour autant car Toulalan arme sa frappe à l'entrée de la surface. Un missile qui passe de peu au-dessus.

18eme minute
Anelka, servi dans la surface côté gauche par Malouda, tente sa chance dans un angle un peu fermé. Lomaia réalise une bonne parade et repousse le danger.

33eme minute (1-0)
Alors que le siège du but géorgien se poursuit depuis une demi-heure, Ribéry trouve enfin un peu d'espace côté droit. Le futur Munichois entre dans la surface et centre fort à ras de terre. Légèrement dévié, le ballon arrive finalement sur Nasri qui reprend du point de penalty. Une frappe parfaitement croisée pour l'ouverture du score et le premier but en sélection du jeune Marseillais.

68eme minute
Accélération de Ribéry côté droit et centre à ras de terre pour Anelka au premier poteau. La reprise de l'attaquant des Bleus, pourtant idéalement placé, n'est pas cadrée.

76eme minute
Lancé en profondeur par Nasri, Cissé devance la sortie du gardien géorgien et tente ensuite sa chance dans un angle difficile. L'attaquant marseillais, qui essaie de lober un défenseur revenu sur sa ligne, ne trouve pas le cadre.

82eme minute
Bien servi à l'entrée de la surface, Cissé contrôle, se retourne et frappe. Un tir puissant à ras de terre arrêté en deux temps par le gardien géorgien.

93eme minute
Encore Ribéry côté droit pour une nouvelle accélération en un centre en retrait qui trouve Cissé à l'entrée de la surface. La frappe instantanée du Marseillais est cadrée mais superbe parade du gardien géorgien.

Jeu, joueurs et arbitre
Le jeu
Que retenir de cette semaine internationale et plus particulièrement de cette dernière rencontre face à la modeste Géorgie ? Que les Bleus n'ont pas su faire voler en éclats la défense de cette petite nation du football ? Ou qu'ils ont au contraire parfaitement rempli leur contrat malgré les difficultés physiques redoutées à cette période de l'année ? Sans doute un peu des deux même si on regrettera forcément ce score étriqué malgré une très nette domination. Mais les joueurs de Raymond Domenech n'ont pas su trouver régulièrement les espaces dans la défense très compacte des Géorgiens. A l'arrivée, les dernières minutes ont été stressantes même si la Géorgie n'avait pas les moyens d'inquiéter les Bleus.

Les Français
Landreau : Rien à faire dans sa cage si ce n'est une dernière prise de balle qui a rassuré tout le monde.
Clerc : Beaucoup de montées en première période et un sauvetage en seconde. Mais il ne prend pas assez de risques offensifs.
Gallas : Sérieux et solide. Il faut dire que les attaquants géorgiens n'ont guère été dangereux.
Thuram : Le capitaine a été solide et rigoureux. Comme son compère de l'axe, il n'a pas été en difficulté.
Abidal : Peu de ballons en première période tant le jeu a penché à droite. Plus en vue après la pause et quelques bons centres.
Makelele : Beaucoup de récupérations et une orientation intelligente du jeu, surtout dans ses passes courtes. Moins précis offensivement.
Toulalan : Sobriété et efficacité. Le Lyonnais a ratissé beaucoup de ballons et a parfaitement orienté le jeu. Egalement une belle frappe.
F.Malouda : Quasi invisible en première période, il a eu davantage de ballons après la pause. De belles accélérations mais trop rares. Remplacé par Cissé qui a eu plusieurs occasions mais sans réussite.
Ribéry : L'homme du match. Très en jambes, il a multiplié les accélérations. Une passe décisive et plusieurs gestes de grande classe.
Nasri : Quelques périodes de creux mais également une très belle activité. Maladroit dans certaines passes, il a inscrit son premier but en Bleu.
Anelka : Moins précieux que face à l'Ukraine dans son jeu dos au but. Deux bonnes situations mais deux échecs.

Les Géorgiens
La défense, c'est leur dada. L'attaque, un peu moins. Les Géorgiens ont passé la rencontre autour de leur surface, bien décidés à ne laisser aucun espace aux Bleus. A dix minutes de la fin et sentant le bon coup, ils ont vaguement essayé de sortir. Mais de façon bien timide et surtout bien trop maladroitement pour réellement inquiéter l'équipe de France.

L'arbitre du match : M.Cortez Batista (POR)
Rien à lui reprocher dans un match disputé dans un excellent état d'esprit.
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# Posté le vendredi 08 juin 2007 08:37

EURO 2008 / FRANCE - UKRAINE : 2-0 Trois points qui font du bien

EURO 2008 / FRANCE - UKRAINE : 2-0 Trois points qui font du bien
Dans un match piège par excellence, l'équipe de France a mis une mi-temps avant d'imposer son talent à l'adversaire. Deux buts de Ribéry et Anelka offrent la victoire aux Bleus.
Dans les coulisses du Stade de France
- Douteux et ménagé ces derniers jours, William Gallas a finalement tenu sa place. Le joueur d'Arsenal a pu fêter sa 55eme sélection.

- Lilian Thuram portait le brassard de capitaine en l'absence du titulaire habituel, Patrick Vieira (blessé). Thuram fêtait samedi sa 129eme sélection. Le Barcelonais était le joueur le plus capé sur le terrain.

- La nomination de l'arbitre espagnol M.Medina Cantejo pour ce match a fait couler beaucoup d'encre, en France mais aussi en Espagne. M.Medina Cantalejo avait poussé l'arbitre de la finale de la Coupe du Monde à expulser logiquement Zinédine Zidane lors de France-Italie. Mais le quatrième arbitre qu'il était avait tout vu sur un écran de contrôle, même s'il a affirmé avoir constaté la faute de ses yeux... Il avait également dirigé pendant la Coupe du Monde le match France-Brésil disputé à Francfort.

- Samir Nasri a rendu son numéro 22 à Franck Ribéry. Contre l'Autriche, Nasri avait pris le numéro du Boulonnais, absent. Ribéry avait confié à notre confrère de Football365 et de But! Marseille, Christian Rodat, qu'il espérait bien récupérer son numéro. C'est chose faite, Nasri optant cette fois pour le numéro 11.

- La France et l'Ukraine se sont affrontées à trois reprises par le passé. En mars 1999, à Saint-Denis, Fabien Barthez avait sauvé les siens en gagnant plusieurs duels face aux attaquants adverses. Les Bleus avaient fait 0-0, score qu'ils répétèrent le 4 septembre 1999. Le 6 juin 2004, avant d'aller disputer l'Euro au Portugal, Zinédine Zidane avait offert la victoire aux Tricolores en amical.

- Le Ballon d'Or ukrainien Andrei Shevchenko était absent sur blessure mais le joueur de Chelsea a tenu à honorer ce match de sa présence.

- Des milliers de drapeaux tricolores avaient été distribués par la FFF, donnant une ambiance bon enfant et coloe à la soie. Si le rugby a « piqué » son stade au football, le football répond au rugby en piquant les bonnes ies du ballon ovale. La Marseillaise a été entonnée avec une rare ferveur par public du Stade de France.

Les faits du match
14eme
minute
Coup-franc de Kalinitchenko qui passe devant le but et que Yezersky n'est pas loin de toucher.

18em
e minute
Bonne frappe de Voronine au-dessus du but de Coupet. L'Ukrainien n'était pas suffisamment pressé par la défense des Bleus.

25eme minute
Co
rner rentrant de Malouda que Gallas puis Anelka ratent de peu dans les six mètres.

49eme minute
Nas
ri accélère et sert Anelka dans l'axe qui place une belle frappe juste à côté du but ukrainien. Première grosse occasion française dans cette partie.

53em
e minute
P
ercée de Malouda dans la surface. Son ballon atterrit vers Anelka au second poteau qui frappe mais le gardien ukrainien se couche bien sur sa droite.

56
eme minute (1-0)
Bi
en lancé dans la profondeur par Makelele, Franck Ribéry efface le gardien adverse d'un contrôle orienté inspiré et redresse bien le ballon du gauche. Presque une copie de son premier but en Bleus face à l'Espagne lors du Mondial 2006.

71
eme minute (2-0)
Superb
e but d'Anelka qui exécute un coup du sombrero sur le dernier défenseur avant de marquer d'une frappe sèche du gauche.

Jeu,
joueurs et arbitre
Le jeu
L'en
tame de match des Bleus laissait présager une première mi-temps enlevée et spectaculaire. Il n'en a rien été. Malgré une bonne volonté, les Bleus ne parviennent pas à contourner le bloc de l'Est. Les Ukrainiens ont façonné un mur avec dix joueurs pour défendre et le seul Voronine pour tenter le hold-up. En découle une première mi-temps sans occasion véritable malgré la bonne volonté de Toulalan et de Nasri pour mettre du sel dans cette partie. A la pause, pas de changement tactique ou humain chez les Bleus. Mais les hommes de Domenech ont fait le plein de super. Ribéry puis Anelka accélèrent et mettent le feu à la défense et font plier des Ukrainiens trop défensifs. Le talent a payé samedi dans un match cadenassé. Ce talent était français. Grâce à ce succès, les Bleus font une bonne affaire au classement et pour le goal-average. Ces trois points essentiels après le revers en Ecosse doivent bien sûr être confirmés face à la Géorgie mercredi. Mais les Bleus aborderont ce match et la suite des éliminatoires avec le c½ur plus léger.

L
es Français
Gré
gory COUPET : 6
Peu de boulot et beaucoup d'étirements mais le Lyonnais était dans son match, à l'image d'une bonne sortie aérienne à la 34eme qui a soulagé sa défense

Fr
ançois CLERC : 5,5
Discr
et, il a surtout défendu.

Lil
ian THURAM (cap) : 6
Ma
tch sans fioritures du joueur du Barça, très attentif dans son placement

Will
iam GALLAS : 5
C
e n'était pas le grand Gallas, avec quelques erreurs de placement et de relance pour le défenseur axial gauche.

Eri
c ABIDAL : 6
Il
a joué très haut et a contenu un remuant Goussev.

Cla
ude MAKELELE : 6,5
Le jo
ueur de Chelsea était en jambes, mobile et appliqué. Une passe décisive à la clé pour décanter le match.

rémy TOULALAN : 7
Gross
e première mi-temps dans la récupération comme dans la construction pour le Lyonnais qui n'a pas hésité à soutenir ses attaquants. Moins en vue en seconde mi-temps mais fort utile pour colmater les brèches.

Sa
mir NASRI : 6,5
Combativité et technicité, il a mis le Stade de France dans sa poche en début de match. Par la suite, il a réussi une superbe performance, s'affirmant en patron.

Florent MALOUDA : 6
Le
Lyonnais est bien entré dans le match sur son côté Mais il n'a pas été assez dangereux malgré une belle activité.

F
ranck RIBERY : 6,5
Mieux
physiquement que lors de ses dernières prestations marseillaises, Ribéry a tenté même s'il n'a pas tout réussi. En deuxième mi-temps, il a décanté la situation avec un but superbe de fluidité.

Nicolas
ANELKA : 7,5
S
eul en pointe en première mi-temps, il a tenté de bouger la défense adverse. Elément le plus dangereux sur le terrain, il a été récompensé par un dixième but en sélection. Un but qui fait beaucoup de bien, comme celui marqué en Lituanie. C'est l'homme fort des Bleus de Domenech. Qui l'eût cru il n'y a pas si longtemps ?


Les Ukrainiens
Dans une équipe solide mais trop frileuse, CHOVKOVSKY a bien fait ce qu'il avait à faire devant une défense ultra renforcée. Devant, dans un travail de sape solitaire, VORONINE a été utile. Confirmation du talent de TIMOTCHOUK dans l'entrejeu.


L'arbitre du match : M.Medina Cantalejo (Espagne)
Agé de 43 ans, l'arbitre sévillan Luis Medina Cantejo n'était pas placé dans les meilleures conditions : « Je n'ai aucun doute sur l'honnêteté de Luis Medina Cantalejo, a déclaré Raymond Domenech. Mais il s'est passé quelque chose de fort et d'important avec lui (ndlr : c'est cet arbitre espagnol qui aurait vu sur un écran de télévision le coup de tête de Zinédine Zidane et qui l'aurait signalé à l'arbitre central) qui a eu une incidence sur un match et une finale de coupe du monde et on le remet pour arbitrer un match important quelques mois après. Voilà c'est mon seul souci et une fois encore je n'ai aucun doute sur son honnêteté mais on ne le met pas dans les meilleures conditions pour arbitrer un match de ce niveau-là. » Lors du Mondial, Raymond Domenech avait utilisé les médias pour mettre la pression sur M.Cantalejo, désigné juste après l'élimination de l'Espagne par la France. Avant France-Brésil, Lilian Thuram n'avait pas voulu aller dans le même sens, déclarant : « Il ne faut jamais remettre en doute l'honnêteté des arbitres. Il a un rôle de garant de la justice sur le terrain. Moi ça ne me traverse pas l'esprit parce que franchement si l'arbitre n'est pas serein ou honnête, ce n'est pas la peine de jouer au football. » Samedi, il a été largement à la hauteur, laissant jouer au maximum et n'a pas dégainé trop souvent son carton jaune pour affirmer son autorité.
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# Posté le dimanche 03 juin 2007 06:54

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:04